Archive

Articles taggués ‘activité’

Les catégories de femmes marocaines au travail

Les catégories de femmes marocaines au travail

Chez les vieilles familles marocaines (anciennes bourgeoisie artisanale ou commerçante) un certain conservatisme agonisant demeure et se traduit le plus souvent par une répugnance face à certains travaux. La plupart des parents, petits artisans ou petits négociants, préfèrent vivoter avec le maigre revenu que leur procurent des activités en pleine périclitude n’ayant pas les moyens pour rénover. Ils acceptent difficilement pour leurs enfants certains métiers qualifiés de pas propres, (mécanique, bâtiments, industrie chimique, alimentaire .. .) et encore moins pour leurs filles des métiers plus lucratifs mais les mettant trop en contact avec le public.

Alors que parmi les ruraux l’installation à Casablanca s’est souvent traduite par une certaine dissolution des anciennes structures sociales et des anciennes valeurs, les parents comme les enfants dont le principal motif de transplantation à Casablanca a souvent été la recherche du travail, acceptent n’importe quelle activité.
Notons par ailleurs qu’en milieu rural la femme marocaine a toujours partagé les travaux de l’homme aux champs comme au foyer (sarclage, piquage, moisson .. .) alors que les traditions urbaines ont maintenu la femme loin des travaux à l’extérieur (quelques travaux artisanaux peu lucratifs, etc. .. .)
Si dans les familles marocaines aisées des fonctionnaires ou des autres classes socioprofessionnelles le travail de la femme n’est considéré que comme un appoint, un apport supplémentaire pour vivre plus largement, ou encore pour se payer le superflu, dans le milieu ouvrier, le salaire de l’ouvrière joue sans conteste un rôle primordial (5).